Le commanditaire de la villa Bellevue

La villa Bellevue, qui doit son nom à son emplacement exceptionnel sur la promenade de l’Horizontale, avait une vocation de pension pour voyageurs, ce que confirme la presse locale indiquant lorsqu’elle était louée, comme en 1894, « à une famille entière ». Également connue sous le nom de Chalet Lanusse, elle aurait régulièrement accueilli le ministre Louis Barthou et sa famille. Il s’agit de l’une des rares villas de la station thermale d’Eaux-Bonnes, dont la superficie constructible est extrêmement limitée.

De par son style inspiré du chalet helvétique et son implantation à flanc de montagne, offrant une vue imprenable sur la Montagne Verte et les villages environnants, elle fit l’objet de nombreuses cartes postales au début du 20e siècle mettant en exergue sa dimension pittoresque. Plusieurs chalets commerciaux et touristiques, plus rudimentaires, furent édifiés à la grande époque d’Eaux-Bonnes le long de la promenade, à proximité du casino notamment, mais seule la Villa Bellevue, toujours propriété privée, a subsisté »

Pierre Lanusse, guide et commanditaire de la Villa Bellevue

La promenade de l’horizontale et la construction de Bellevue

Promenade de l'horizontale

Découvrez la villa Bellevue par d’anciennes cartes postales

La Villa Bellevue au début du XXeme siècle
La Villa Bellevue au début du XXeme siècle

La fiche patrimoniale de la villa Bellevue

L’inventaire général du patrimoine de la Région décrit la maison sur : https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/61c795c5-c4db-4a12-8901-37de59080b6f/villa-bellevue-ou-pension-lanuss

Les Eaux-Bonnes en quelques lignes

Source : France Culture 2024 Emission « La Série Documentaire » ou https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/eaux-bonnes-une-station-thermale-en-panne-2162598

« Les vertus des Eaux-Bonnes, dans le Béarn, sont connues depuis la Renaissance, on les utilisait pour soigner les blessures de guerre, et certaines maladies respiratoires, comme la tuberculose, qui ne s’appelait pas encore comme ça. Mais les installations étaient extrêmement rudimentaires : un baquet en bois, et allez donc, tout le monde à la suite, dans la même eau.  C’est l’Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III et passionnée de thermalisme, qui y a mis de l’ordre. En quelques décennies, cette localité perdue aux pieds des Pyrénées est devenue une station thermale très attractive pour une clientèle très aisée, avec tout ce qui convient : de nombreux hôtels, des établissements de bains, un casino, bien entendu, des promenades aménagées pour les curistes, des loisirs de toutes sortes.

Et puis la mode de la cure thermale a passé. La Sécurité sociale a fini par prendre de moins en moins en charge les fameux 21 jours, et les Eaux-Bonnes se sont mises à vivoter. L’estocade s’est produite lorsqu’un architecte toulousain s’est mis en tête de construire un centre aqua-ludique assez délirant, qui s’est fissuré quelques heures avant son inauguration (en 2017). On croit comprendre que l’homme de l’art avait oublié de tenir compte du poids de l’eau… »

Actualités 2025 sur les Eaux-Bonnes

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